MONATELE
Y aller
Gare routière de Mokolo ou Texaco SHO (Centre-ville de Yaoundé)
Tarif : 2200 fcfa, aller et retour
Taxis, minibus, clandos
Durée du trajet : 1 heure environ
Structure d’accueil : centre touristique, Hôtel Mandela (en réfection) Hôtel Dallas, Auberge Bonne année, Santa Benedicta.
43 ans après sa création, la petite cité, sortie du néant, que les années de crise n’ont pas épargné vit beaucoup mieux qu’avant, même si une urbanisation sans interruption a entraîné d’innombrables problèmes que la municipalité affronte au quotidien sans désemparer. Notre reporter a tiré le bilan des transformations de cette ville qui a pris conscience de sa personnalité et qui y tient.
Située au nord-ouest de la capitale, Monatélé n’a pas une histoire très ancienne. Comparée à Obala, Okola ou Sa’a ses devancières, « Monat » comme on l’appelle affectueusement, est une ville jeune, créée de toutes pièces par l’Etat camerounais. On cherchera en vain sans jamais trouver, quelques vestiges susceptibles d’évoquer un passé colonial : rien à faire. Ici, tout est neuf ou presque. Selon le maire, André Tsala Messi, la ville tient son nom de deux versions différentes. Pour certains, Moatélé proviendrait d’un petit cours d’eau marécageux qui coule à l’entrée nord du centre urbain, dont les deux versants étaient particulièrement glissants. Ainsi, en langue éton on disait « mon a tel » qui veut dire petite glissade. Sans doute pour donner une connotation de bravoure et de noblesse à leur cité les tenants de la deuxième version soutiennent que Moatélé vient de « mon a tele » l’enfant debout.
Lorsqu’en 1964, date de sa création, le choix est porté sur Monatélé pour devenir le chef-lieu du département de la Lekié, aux dépens d’Obala, alors chef-lieu provisoire, les arguments ne manquent pas pour expliquer ce qui pour certains apparaît comme une incongruité. La situation géographique et la nature plaident en sa faveur. Gâté par dame nature, le village d’alors est lové dans un site superbe avec une vue panoramique sur l’un des endroits les plus pittoresques du cours de la Sanaga ce sera un joyau touristique s’accordait-on à dire.

D’où une atrophie relative des activités commerciales. C’est également l’une des plus grandes juridictions du pays : la localité compte une douzaine d’huissiers, une pléiade d’avocats et un notaire. Enorme pour une ville de sa taille. Toute chose qui révèle le caractère quelque peu procédurier de ses habitants. Les bâtiments abritant les services publics ont poussé comme des champignons.
L’aménagement de l’hôtel de ville et surtout la création des réseaux d’électricité et d’eau potable.
Il n’est pas exagéré de dire que Monatélé offre la vue la plus panoramique et des plus paradisiaques du cours de la Sanaga. Les différents îlots qui se trouvent dans le fleuve ont chacun leur petite histoire. Durant votre séjour à « Monat », vous pouvez pratiquer des parties de pêches ou tout simplement vous prélasser sur la plage (en construction) en contemplant le va et vient des pêcheurs, piroguiers, extracteurs de sable, admirer la majesté du fleuve, large et immobile ou visiter des îlots dont certains peuvent atteindre plusieurs kilomètres et pourquoi pas nager ? a coup sûr, ce banc d’essai va éveiller votre curiosité e aiguiser votre soif de découverte. Si tel en est le cas, nous vous conseillerons de prolonger votre séjour au futuriste Centre Touristique où en tout autre lieu d’hébergement où vous aurez posez vos valises pour partir à l’aventure. Prenez par exemple la route Tala, sur l’axe Monatélé-Okola, de préférence à pied, question de mieux assouvir votre soif de choses vues Tala ? C’est tout à la fois : un hôpital (adlucem), une paroisse, une école, un collège d’enseignement technique, un sanctuaire un lieu de pèlerinage pour les chrétiens catholiques et surtout une montagne sur laquelle l’on aura le privilège d’avoir sous ses pieds la presque totalité de l’arrondissement. D’accès plutôt facile, Tala se trouve à une dizaine de kilomètres de Monatélé. A moins de vous en dormir en marchant, vous serez certainement captivé par la beauté verdoyante des cacaoyères qui jalonnent la route.
Une halte s’impose à ELig-Ambassa, grand carrefour particulièrement animé où l’on peut observer une pose en dégustant une bière bien fraîche à défaut de vin de palme, dans l’un des nombreux bistrots de la place. De retour à Monatélé, armez-*vous de courage, pour vous rendre aux chutes de Lebang. Selon la légende, les chutes de Lebang dont on entendrait au loin les échos, ne sont jamais dévoilées aux yeux des non initiés. Par contre, l’accès aux chutes de Poupouma se fait par navigation et dans des conditions parfois difficiles. A conseiller aux amateurs de sensations fortes. Ici on a la chance d’admirer des familles d’hippopotames paressant nonchalamment dans l’eau ocre. Cela vous aura pris tout au plus deux journées le temps d’un rêve court, trop court mais inoubliable.