L’observateur distrait ou pressé ne s’en rendra peut-être pas compte l’islam n’est pas la religion dominante dans cette province. On dénombre bien plus de fidèles dans les Eglises que dans les mosquées. Dans ce véritable arbre à parties qu’est le christianisme, l’Eglise fraternelle luthérienne (EfI) constitue une branche de taille. Elle fleurit notamment en pays musgum et masa. Faut-il donc voir comme un clin d’oeil à l’endroit de ces communautés l’élection du Révérend pasteur Goyek Robert à la présidence nationale de l’Efl depuis 1991 ? Cette donnée sociologique a peut-être pesé quand on sait que la désignation d’un chef dans toutes les Eglises tient à la fois tant du spirituel que de la géopolitique.

Cette analyse de journaliste n’enlève évidemment rien à l’appel divin de ce serviteur du Très Haut né à Pouss dans le Mayo-Danay en 1956. Les chemins de sa vie l’ont très tôt conduit sur les sentiers de la foi d’abord à l’Ecole de théologie de Kaélé ensuite dans une école d’administration à Nairobi au Kenya d’où il est revenu avec un diplôme barré d’un « senior church administration ». Sa carrière pastorale l’a ensuite conduit au Consistoire de kousseri, puis au siège de l’Efl pour tenir le Secrétariat général avant la consécration comme président national de l’Eglise fraternelle et luthérienne du Cameroun.

Si sa compagne Maïkai Marcelline épousée en 1971 lui a donné 9 enfants biologiques, les enfants spirituels du Révérend
Goyek se comptent déjà par centaines.

Bienvenue a l’extrême-Nord

Radioscopie d’une province et de ses personnalités incontournables

Aimé Robert BIHINA

Eric Benjamin LAMERE